18 mars 2011

Le billet de Mag : Entre cœur et raison

(Photo d'Helmut Newton)

Il y a parfois des éléments au sein de votre couple qui vous crient que vous faites une erreur, que ce serait sûrement mieux d’arrêter là. Raisons de famille, vous savez que ce n’est pas l’homme de votre vie, le milieu social, un trait de caractère, l’intégration de son partenaire au sein de sa famille… Mise à part l’harmonie, il y a des milliers de raisons qui peuvent faire douter de son couple, de l’avenir de son couple, et ce sont certainement les pires d’ailleurs.


Nous sommes envahis par des films qui nous montrent que tout est possible, une bombe avec un moche, un vieux avec une jeune, les cougars, un petit et une géante, et vice-versa, une grosse avec un sportif et inversement, bref nous voyons de tout, nous finissons par croire qu’en fin de compte il n’y a que l’amour qui compte, qui triomphe a la fin.


J’y ai cru pendant un moment. Je ne dis pas qu’aujourd’hui je m’arrêterais forcement à des critères comme ceux que j’ai évoqué plus haut, mais je les prends davantage en compte.


Par exemple, aujourd’hui si je rencontre quelqu’un, non que je pense au mariage ou que je fasse des plans sur la comète mais avant je me mettais avec quelqu’un par alchimie sexuelle ou affinités ou juste parce que c’était agréable. Même si je savais que ce n’était pas l’homme de ma vie.


Mais aujourd’hui un des critères que je veux absolument avoir avant de me mettre en couple, c’est de me dire qu’avec lui ce serait possible, que ça peut être lui, après si ça se termine, eh bien tant pis, mais je ne veux plus me mettre avec quelqu’un en sachant à l’avance que ce n’est pas l’homme de ma vie, je préfère le doute à la négation, la possibilité au rejet. Et oui, je suis tradi et je crois en l’amour avec une seule personne à vie. Je crois au mariage et à tout ce que ça représente.


Après concernant la question du milieu, j’entends beaucoup de personnes qui en ont fait une obligation pour se mettre en couple, « venir du même milieu ». Une amie m’a demandée ce que j’en pensais, en fait je m’en fous je crois. Du moment que tout va bien, s’il y a une différence de milieu, quelle importance du moment que nous sommes en accord. Bien sûr il peut y avoir des petites fausses notes mais quelle importance, l’important est la communication, dire que quelque chose nous dérange et que la différence, n’est pas non plus un fossé de la taille d’une montagne.


Peut-être que je suis conservatrice, mais je ne suis pas bornée. Alors même si notre famille n’est pas en accord parfait et que celle-ci répète que c’est très important pour l’avenir, ne serait-ce que pour l’éducation des enfants. J’en dis que je ne suis pas d’accord, qu’une bonne communication peut palier à ce genre de problème et que l’important après tout c’est que le couple soit heureux, et c’est ce que doit penser la famille.


Alors entre cœur et raison, pourquoi devrait-on choisir ? Pourquoi ne pas les accorder ?


Du moins quand il n’est question que de choses comme celles-ci, il n’y a pas vraiment de choix, à nous de savoir si des différences telles que celles-ci peuvent être réglées.


Après entre le cœur et la raison, quand on aime mais que ça ne marche plus, je crois que je garderais ça pour la semaine prochaine…

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16 mars 2011

La Chronique Rose : Qui l’eut cru ….Sam qui s’attacherait

                                                                (Photo de Rankin)

Ahh les filles ! Nous sommes insupportables, on veut jouer aux garçons et voilà qu’on se fait avoir trop facilement. C’est beau le XXIè siècle et son univers des possibles : une femme peut être dirigeante d’une entreprise, une femme peut avoir des enfants et être cadre sans être mal vue (bien que fatiguée, il faut l’avouer), une femme peut être combattante dans l’armée, une femme peut faire de la politique et être crédible bien que sa féminité soit une arme d’attaque plutôt facile et courante.
Une femme peut même prendre un plan Q, ou deux ou trois … Encore faut-il qu’elle soit aussi douée que la gent masculine dans ce domaine.

Eh oui, je suis persuadée qu’une jeune femme s’attache plus facilement qu’un jeune homme (bien que les circonstances jouent un rôle).

Justement parlons-en de ces circonstances, Mr Jean, vous savez le vendeur de jeans du 1er arrondissement qui était si doué au lit. Eh bien figurez-vous qu’après une certaine période de badinage, et de vraie relation avec lui, Sam avait décidé de mettre un terme à cette relation, bien trop sérieuse enveloppée de mots d’amour à tout va, de « petit cœur, petit chat, petit ange » Beurk, Sam ne serait pas Sam si elle aimait ce genre de surnoms.

Sam a donc pris la décision de se servir de Jean, eh bien oui, il serait trop dommage/dangereux de le laisser se balader en toute liberté dans les rues de Paris. Ils s’étaient donc mis d’accord sur une relation basée sur le plaisir et rien que le plaisir. SAUF QUE, voilà quelques jours qu’ils ne se sont pas vus, et au lieu de fêter leurs retrouvailles dignement (entendez par là : faire des folies toute la nuit) ; Mr Jean annonce à sa belle qu’il a un souci, il a choppé un truc (en dessous de la ceinture) pas drôle, et leur plaisir est voué à rester un fantasme, au moins pour la soirée … Voire pour les quelques jours à venir.

Dramatique pour Sam qui est une femme libérée d’accord, mais qui ne couche en réalité qu’avec un seul et même homme (car elle est un peu romantique, un tout petit peu).

Et puis très rapidement, après l’annonce de la nouvelle, Sam se dit qu’il n’ya pas 10 000 façons d’attraper ce genre de trucs, elle se souvient alors que Jean est parti au ski avec ses potes il y’a une petite semaine … Et avant même qu’elle ne l’évoque, Jean l’arrête tout de suite et lui dit qu’il ne s’est strictement rien passé pendant ces vacances … Louche.

Sam ne sait pas quoi penser, et se rend compte que même si c’est à cause d’elle que leur relation n’est qu’une relation charnelle sans engagements, elle souffre.

Elle souffre parce qu’elle ne sait pas s’il dit la vérité ou pas, après tout, peut-être que l’on peut chopper des allergies ou autre ailleurs que dans un lit …Mais comment en être sûre ?

Au lieu de la rassurer Mr Jean s’énerve, et lui dit que c’est déjà assez difficile de lui dire alors si en plus elle ne le croit pas, qu’elle rentre chez elle.

Sam n’en croit pas ses oreilles, non seulement il l’a peut-être « trompée », non content de ne pas savoir la rassurer et de ne pas comprendre pourquoi elle a des raisons d’être angoissée, il se met en colère.

Conclusion : OU Sam est très sensible parce qu’elle a l’air affecté par cette histoire, ou elle tient à lui . . .
Voilà pourquoi, il paraît bien difficile de gérer une "relation canaille" comme si l’on gérait un compte bancaire.

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11 mars 2011

Perfection ou passion . . .


(Photo de Jean-François Jonvelle)
Depuis que nous sommes petites, nous rêvons du prince charmant, de celui qui combattra des dragons pour être avec nous, qui surmontera tous les obstacles pour nous prendre dans ses bras, de celui qui n’aura qu’une envie : faire de nous sa princesse, nous aimer, qui ne nous mentira jamais, qui prendra soin de nous.
Nous aimerions toutes, même pour les plus cyniques, vivre un conte de fées, celles qui disent que non, c’est faux. C’est juste, qu’à force de déceptions, on arrête d’espérer, on préfère voir où ça mènera.

Lorsque nous sommes avec quelqu’un, nous faisons en sorte de changer quelque peu cette personne afin de lui coller ne serait-ce qu’une touche de cet idéal.

Nous voulons qu’il soit gentil, attentionné, prévenant, sécurisant, honnête, attentif, aimant, tendre, ambitieux, passionnant, intelligent, de bonne famille, grand, beau, fougueux etc etc etc.

Voilà les qualités que nous espérons trouver chez un homme. Et après on dit que les femmes sont compliquées ! Je ne comprends pas pourquoi. Nous compliquées ? Exigeantes ? Mais non.

Et puis avec le temps, nous finissons par nous contenter de beaucoup moins ! Mais en fait, peut être que c’est ça le but. Peut-être que dés l’école on apprends aux garçons, qu’il faut être un connard (au moins jusqu’à 25 ans, bien que certains pensent que c’est à vie… Il y en a toujours pour ne pas écouter jusqu’au bout le prof !), et ainsi ils sont sûrs, que lorsque nos 25 ans pointeront le bout de leur nez, nous serons beaucoup moins exigeantes, plus « cool » comme ils aiment nous le demander. C’est peut être ça l’astuce après tout.

Et bien, on vous a menti !!! Effectivement nous serons plus « cool » mais une fois que la phrase « je t’aime » aura été prononcée, nos vieilles complaintes referont surface comme de bonnes copines que nous n’avions pas vues depuis longtemps.

Mais en fait peut être est-ce seulement lié au fait que nous aimons changer les hommes ? Serait-ce possible ? Je ne nous pensais pas aussi étranges mais récemment j’ai dû changer mon point de vue.

Quand nous rencontrons Monsieur parfait, que se passe t-il réellement ? Certaines adoreront ça car ce sera le parfait tableau à encadrer, comme aime à le dire une amie. Et d’autre ne seront pas intéressées, et en feront une obsession en essayant de comprendre pourquoi nous ne voulons pas de ce prince charmant si parfait.

Alors vous allez me dire qu’il a sûrement des vices cachés, et si je vous disais que non.
Imaginez que vous rencontrer THE perfect man !

Il est là, devant vous, fou amoureux, à vous dire les phrases que vous ne pensiez jamais entendre : Du genre « tu vaux vraiment la peine d’attendre » ou encore « sache que tu peux prendre le temps que tu veux, je t’aime avec tes défauts et t’accepte avec ton passé, je te demande juste d’être sincère ». Alors là j’ai envie de dire « qui est cet extraterrestre? Il doit pas en penser un mot, et il a sûrement plein de vices, et en plus un mec comme ça, c’est forcément le pire des salops »

Et bien non, en plus de dire ce qu’il faut, imaginez qu’il soit honnête et sincère et qu’il vous attende vraiment comme il vous l’a dit, qu’en plus il est aux petits soins, qu’il est gentil, attentionné, prévenant, généreux, intelligent, ambitieux, et pour ne rien enlever au paquet cadeau il est sincère , honnête et puis pour le ruban final il est beau, mais vraiment beau et n’a d’yeux que pour vous. Alors qu’en dites vous ?

Si je vous disais, qu’un homme comme ça existe, vous voudriez toutes le rencontrer non ?

Mais en fait, à tant de perfection, n’est-ce pas un peu lassant ? Attention je ne dis pas qu’avoir un connard avec soi est mieux, je dis juste que même si un homme a toutes les qualités requises, vous pourriez être vraiment heureuse avec lui, si ce n’est pas la bonne personne qui a toutes ces qualités, que faut-il faire ? Et si tant de perfection quittait la passion, que feriez-vous ?

Finalement a t-on vraiment envie d’un prince charmant ? Ou veut-on que celui qu’on aime nous chérisse, fasse attention à nous, nous offre des parties de jambe en l’air de folie et surtout prenne soin de notre cœur en évitant déception, mensonge et tromperie ? Peut-être qu’après tout ces 3 « petites » choses sont déjà extraordinaire si elles viennent de la bonne personne ?

Pourquoi vouloir toutes ces qualités si au final la satisfaction qu’elles apportent n’est qu’idéale et rêve ?

N’est-il pas mieux de se contenter de moins (enfin pas rien non plus !) mais de vivre quelque chose de vrai, de présent et de fort ?
Que préférez-vous Monsieur parfait dans une relation parfaite, au mur, OU Monsieur et madame heureux avec des épreuves et pas tout parfait ?

Alors, Perfection ou Passion ?

04 mars 2011

Vide dressing geant 5 et 6 mars 2011: LE bon plan du week end!


Quoi le plus romantique que du shopping en amoureux?!
Mais non messieurs, ne vous cachez pas derrière votre magazine sportif!
Cette fois, vous allez porter autre chose que le sac a main de votre dulcinee!
Pour vous les filles, c'est l'occasion de revenir avec 3 ou 4 kilos en plus... De fringues!
(Sans trop faire choffer la carte!) Ca vous intrigue?
Ne faisons pas durer le suspence plus longtemps. Je parle d'un vide dressing!
Eh oui, les vides greniers sont depassés, aujourd hui c'est les vides dressing et y en a pour tous les gouts, tous les prix! Pour moi aussi ce sera une grande première mais je pense que ca vaut le detour!



Passionée de vintage, de recyclage et de mode, Violette Sauvage a créé son association afin de partager sa vision de la mode. Vous y adhérez ? Moi aussi ! Alors rendez-vous ce week end !



A LA VIE, A LA MODE ! Salomé

(Vide dressing geant Violette Sauvage "des modeuses qui vident leurs armoies, des créateurs qui bradent, 400m carrés de fringues, cosmetiques, bijoux, de vintage, de grandes marques et de petits prix!!!"



12h-19h mixte 5&6 mars 2011.
Kiron 10 rue de la Vaquerie, Paris XI
Metro Voltaire, Père Lachaise, Philippe Auguste
Vous souhaitez vendre ? : association.violette.sauvage@bbox.fr (indiquez précisément les marques que vous voulez vendre)
Entrée 2 euros, réstauration sur place, massages, relooking et cadeaux.
Prochaines dates 2 et 3 avril, 30 avril, 1er Mai

"Alors, heureux?"

28 février 2011

La chronique musique by . . .(cliquez sur le titre de cette rubrique pour écouter)

Lili wood and the prick




Comment passer à côté de cette bombe musicale dans l’univers electro pop folk !?

Apres plusieurs apparitions remarquées à la télé, tout le monde connaît ce duo formé par Nili Hadida et Benjamin Cotto. Une rencontre dans un bar parisien de deux bobos, complètement barrés et leur musique existait.

Leur musique est ésotérique. Elle vous emmène dans un univers fantastique, naïf et touchant avec beaucoup de douceur.

Leur album « Invincible Friends » vient de sortir.

La deuxieme chanson « (No no) Kids » nous raconte que Nili ne veut surtout pas d’enfants, parce que ça pleure et qu’elle ne veut pas non plus de maison, parce qu’elle perd ses clés. Hors-normes, drôle, frais. On adore.

Un coup de cœur tout particulier pour la chanson : « This is a love song » de leur précédent album. Vous l’écoutez une fois, et vous ne pouvez plus vous en passer.

Lili wood & the prick, ce sont des comptines chantées par une voix enfantine mais très riche qui n’a peur de rien.

Quelques titres comme « Prayer in C » ou encore « Little Johnny » mélancoliques. Immanquables avec une voix pareille.

Pour vous, pour moi : écoutez-les.

Vous trouverez leurs dates de concerts ici :

24 février 2011

La Chronique Rose de Samantha ou La suite du « Jean »

Résumé du dernier episode :
J’ai trouvé du nouveau matos, un beau brun du marais qui m’a invitée à diner.

Coucou mes amours,

C’est le cœur léger que je vous écris aujourd’hui pour le compte-rendu que vous attendez tous depuis longtemps.

Alors, d’abord vous vous demandez tous comment j’étais habillée le soir ou Mr Jean m’a invitée à dîner.

Les soldes n’avaient pas encore commencé, j’ai du donc bataillé avec ma garde robe pour trouver quelque chose de sexy -mais pas trop-, mignon -mais pas trop...etc

J’ai donc essayé TOUTE ma garde robe, celle de ma mère, celle de mon frère aussi, j’ai fait des combinaisons improbables pour me retrouver affalée sur le lit à fumer et me lamenter : Un pantalon taille haute, mon soutif bleu foncé, un escarpin et une ballerine aux pieds.

J’appelle Camille à la rescousse qui me détend et me dit : « de toutes les façons ma p’tite Sam, si tu savais comme il s’en fout de ce que tu portes ! Ce qu’il veut c’est te dessaper alors …Une petite robe noire toute simple fera l’affaire »

J’écoute les conseils de Camille, et enfile ma robe noire Zara que je sors pour toutes les occasions, mais attention pour ne pas faire “too much“ je suis obligée de l’accessoiriser de trucs rigolos, et d’une petite veste de couleur grise ou beige.
Des talons … La base !
Un trait noir sur les yeux, du gloss sur un rouge à lèvres rosé et je suis parée.

Mr Jean, appelons-le Ali car il est algérien et que ca lui va bien. Il m’avait préparée une salade « pamplemousse/avocat » très originale, le mariage des saveurs sucrées et salées était parfait. Puis de l’agneau au miel : un délice.
J’avais apporté un vin rouge pour détendre l’atmosphère.
Nous n’avions qu’à nous laisser aller. Alors que nous avions terminé de manger, nous étions dans le petit salon à boire un café.

Il s’est approché et m’a demandée s’il pouvait m’embrasser, c’était très attendrissant.
Je n’ai pas résisté.

On s’est embrassé lentement, chacun avec un peu de retenue, mais l’alcool aidant, si si !! Je vous assure que c’est l’alcool qui a aidé, on est allé un peu plus loin, un peu plus vite :)

Et je ne suis pas du genre à mettre des notes, mais quand un élève est excellent il se doit d’avoir de bonnes notes, il faut le lui dire. Ali mérite un 19/20.
Oui oui 19, soit un A+ pour les anglo-saxons.

Pas 20, parce qu’il s’épile le torse, et que ça pique, et je ne vois pas l’intérêt.
L’aire des metrosexuels a disparu, les übersexuels ont cédé la place à l’homme « Novo Casual » qui assume aussi bien ses cotés virils que sa part de féminité.

Donc les poils, Messieurs, c’est normal, ca n’a rien de dégoûtant. Alors posez doucement ce rasoir ou cette tondeuse et détendez-vous.
Regardez-vous face au miroir et répétez : « Je suis un homme, les poils c’est beau. »

Revenons a Ali, ce cher Ali, comment quitter un homme qui fait si bien l’amour ?
(Oui il faudra par la suite que je le quitte)

Il pose ses mains sur vous et vous savez déjà qu’il le fait avec le plus grand respect pour vous (de nos jours, ce n’est pas négligeable) et en plus, il va vous faire rêver (enfin jouir quoi … ;))

(Si vous voulez plus de détails, il faut commenter cet article : Ah ben oui : c’est du donnant-donnant. Ou bien vous me demandez ce qu’il a fait, des conseils pour faire tout comme lui,ou pour amener votre partenaire à faire tout comme, ou bien en échange vous me donnez un détail croustillant de votre vie amoureuse…)

A vous de jouer !
La suite au prochain épisode !

23 février 2011

La chronique verte de Lauryanne ou Un week-end à Montréal

Pour ceux qui espèrent une petite bouffée de verdure, ce n’est pas dans mon article que vous la trouverez cette semaine. Et oui, j’ai réussi à quitter mon Vermont profond l’espace d’un week-end pour aller rejoindre la ville de Montréal. Donc, aujourd’hui on voyage !


L’avantage de ma contrée lointaine, bien que l’on soit perdu au beau milieu de nulle part, c’est qu’on est à environ 3h de Boston, Montréal et New-York City en voiture. Donc, c’est possible d’aller se faire un petit WE citadin sympa.

Ce WE était prévu depuis plusieurs semaines avec mes potes de la fac dont deux sont, comme moi, nés au mois de février. Donc le but était d’aller fêter ça dignement en ville.

On est parti en troupe : 5 filles, 4 mecs. Et la particularité de mon petit groupe de potes c’est que tous les mecs sont gays, on s’est donc retrouvé tout le WE dans le quartier gay de Montréal.

Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les boîtes gays. On y trouve quasiment que des mecs et certains… aie… feraient pleurer toutes les nanas hétéro en recherche de beaux mâles. Je ne sais pas pourquoi mais ils adorent montrer leur corps musclés et luisants…. La scène d’entrée qui m’a directement mise dans le bain : 5 mecs torse nus, supra musclés, en train de se trémousser sur le podium comme des nanas et en train de se tripoter entre eux. C’était super hot !!! Et super bizarre aussi… Ensuite, mon premier coup d’œil à droite m’a montré un couple de mecs en train de se racler mutuellement le fond de la gorge et mon deuxième coup d’œil à gauche, idem mais cette fois c’était deux nanas qui se plotaient de manière très explicite. Insane place !!! Mais bon, la musique était bonne et au moins en tant que nana hétéro, je ne me suis pas faite emmerder de la soirée.

Sinon, Montréal comme tout le monde le sait est une ville très très froide. Mais je crois que l’on ne se rend pas compte avant d’y être allé. Il faisait un bon – 25° le WE dernier et pour vous donner une idée, jetez de l’eau en l’air, elle retombe en glaçon par terre. Ou encore, dès la première respiration à l’extérieur, les petits poils du nez, qui généralement nous protègent contre les trucs dégueu qu’il y a dans l’air, se rassemblent entre eux et crées des minis stalactites dans votre nez. J’appelle ça le « froid qui fait mal », parce qu’il transperce vraiment tous les vêtements et vient attaquer toutes les parties du corps. Je me demandais en France si les caches oreilles n’étaient pas un truc un peu inutile, mais ici, c’est plus qu’indispensable si vous ne voulez pas perdre les petits moignons qui vous servent d’oreilles.

En ce qui concerne les plaisirs de la bouffe, j’étais aux anges : retour en France ! Du bon pain frais sorti tout droit du four de la boulangerie, le bonheur ! Les américains sont très doués pour la bonne bouffe bien grasse tels que les hamburgers ou les hot-dogs, mais ils ne sont pas très doués pour tout ce qui est pain, pâtisserie et charcuterie, l’autre partie de la bonne bouffe qui fait grossir. Après 6 mois passés à l’étranger, je me rends compte à quel point une simple baguette de pain peut me rendre heureuse. Sinon, les spécialités sont super bonnes aussi : la poutine (frites avec fromage fondu dessus et sauce barbecue), la queue de castor (grand beignet plat avec en garniture de ce que vous souhaitez, en partant des fruits jusqu’au chocolat fondu), la tire (bâtonnet de sirop d’érable glacé)… un vrai régal !

J’allais oublier le plus extra, l’accent canadien !!!! Certains l’adorent, d’autres le détestent. Je fais partie de ceux qui l’aiment bien, mais bon à petite dose quand même. Lorsque je comprends ce qu’ils racontent, j’ai l’impression qu’ils font des blagues quand ils parlent. « Tabernacle ! C’est chien. On va prendre le char ! » Vous comprenez quelque chose ??? Nan, moi non plus…

Montréal c’est sympa à visiter, on y mange bien et il y a de bons restaus et de bons endroits où sortir faire la fête. Par contre si « l’envivouzy prend d’aller fairun tuuuur peur leubaaa » (100% canadien !!!), couvrez vous bien, et dans tous les sens du terme, surtout pour vous messieurs !!! ;)

LN

14 février 2011

La chronique Photographique d'Arthur P


Accrochez vos ceinture car 2011 rime avec l'insolite, l'étrange et le non intuitif !

Arthur P

La nouvelle chronique verte de Lauryanne

Mon rêve américain au fin fond de mon patelin.


Comme je suis nouvelle dans le blog, je tiens à me présenter.
Je m’appelle Lauryanne et j’ai été l’une des heureuses élues de mon master, choisie pour aller faire un LLM (une année d’études de droit à l’étranger) aux Etats-Unis. Vu comme ça, il y a de quoi se dire qu’il s’agit de quelque chose de génial, le rêve américain le temps d’une année avant de se lancer dans la vraie vie active.
Ce que je ne savais pas à ce moment là, c’est que la Vermont Law School se trouve dans l’un des Etats les moins peuplés des Etats-Unis, le Vermont, où il y a un habitant pour 1000 arbres…

Le premier jour, après avoir quitté l’aéroport de Boston, j’ai entre-aperçu la ville à travers les vitres du bus et je me suis dis, « ça y est, j’y suis, c’est comme dans les films ». Mais le bus a rapidement quitté la ville et mon rêve de big city américaine. On était parti pour 3h de route en direction de Hanover dans le Vermont.

Ma première impression a été de me dire « Houla, il y a quand même de plus en plus d’arbres qui nous entourent ! Flippant ! » Il n’y avait que des arbres, des arbres et encore des arbres. Mais ce n’est pas tout. J’avais le regard perdu dans toute cette verdure quand d’un coup j’ai vu quoi à travers les arbres ?? Un ours !! Comme si c’était tout à fait normal… Ca commençait bien !!!

La nuit commençait à tomber et on s’engouffrait de plus en plus à travers les montagnes et les arbres. Les heures passaient et une espèce d’angoisse commençait à monter en moi : « mais dans quoi me suis-je embarquée ?? Où est la civilisation ?? Vais-je me faire dévorer par un ours avant la fin de l’année ?? ». On est finalement arrivé dans Hanover, une ville assez « normale », mais néanmoins sortie tout droit d’un vrai film de série télé américaine avec les school bus, les maisons en bois, les gens qui font leur jogging....

Deux étudiants de la fac attendaient à l’arrêt de bus. Je vous raconterai plus tard comment l’un d’entre eux s’est révélé s être le pire des américains existant sur cette planète. Après quelques présentations pitoyables en anglais (mon anglais étaient encore très ridicule, ce qui m’a également valu pas mal d’histoires rigolotes et/ou tragiques (à suivre)), on est parti en direction de SoRo, le centre de nos vies actuelles, là où tout se passe et où rien n’en sort, la ville aux mille secrets…

30 minutes après, nous voila arrivés, SoRo, le choc !
Le patelin, la demi-rue marchande faisant office de centre ville, le shérif…
et non, je ne rêvais pas, j’allais passer une année de ma vie dans cet endroit plus qu’étrange et pittoresque. Ma première impression de la ville a été de me dire « cette ville est un mélange entre un vieux western, une série américaine et un remake du film thriller … Help ! » J’avais l’impression d’avoir fait le tour du globe et d’être arrivée dans un monde parallèle.

Mais ne vous en faites pas, vous verrez qu’avec le temps et les péripéties parcourues, on découvre le charme de cet endroit plus que singulier et que oui, oh que oui, des milliers de choses intéressantes peuvent s’y passer…

Au final, le principal est là : la fac, le resto, le pub, le magasin, la banque, la poste, la brocante (l’endroit le plus bizarre que je n’ai jamais vu)… et surtout les amis. Au contact de mère nature, on se rend compte de ce qui a vraiment de l’importance et on révise ses critères à la baisse. (Vous comprendrez bientôt pourquoi…)

La recette : une fac perdue dans une très petite ville américaine, 80% de la population sont des étudiants, rien dans les 30 km environnant à part des arbres… et 6 français. Shakez tout ça et vous obtenez du gossip à fond, des histoires de cul, de cœur, des mélodrames, des pétages de câbles, des moments inoubliables, des barres de rire, des rencontres de dingue, des amitiés, des embrouilles, des voyages…

Je vous raconterai toutes les semaines nos aventures. En attendant la suite, passez une bonne semaine. ^^